PASCAL PAYEUR VIT UNE PASSION

Par : Pierre Nadeau ( Mai 2016 )
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La course automobile est une passion que Pascal Payeur vit pleinement présentement, mais ça n’a pas toujours été le cas. Si on se reporte dans le temps, ce sport motorisé était secondaire pour lui parce que son intérêt était tourné vers le motocross. « J’avais 16 ans quand j’ai participé à ma première course en motocross. C’était pour le plaisir, mais j’ai eu immédiatement la piqûre », relate celui qui a délaissé complètement ce sport depuis quelques années en raison d’une blessure.

À ce moment-là, il savait qu’il était rendu à la croisée des chemins et qu’il avait une décision importante à prendre. « J’étais à un stade où il fallait que je fasse uniquement de la course ou j’abandonnais. Vivre uniquement de ce sport, c’est difficile. Il fallait que je fasse un choix et j’ai décidé d’abandonner. »

Cet épisode douloureux l’a en quelque sorte mené vers la course automobile pour prendre la relève de son frère. « Je le suivais régulièrement et j’avais comme l’impression qu’il voulait peut-être abandonner. Je me suis rendu compte que j’aimerais essayer et c’est comme ça que tout a débuté. » 

Il a commencé à s’exécuter sur la piste d’East Broughton dans la classe semi-pro avec l’idée bien arrêtée de franchir les étapes. Après avoir mis la main sur le championnat en 2014 à cet endroit, le pilote thefordois a décidé de passer à un niveau supérieur en se procurant un bolide plus performant. 

« Après avoir gagné le championnat, j’ai décidé d’acheter un véhicule d’une meilleure qualité. Mais avec un meilleur véhicule, je me questionnais si je restais à East Broughton ou si j’allais à Granby et j’ai opté pour Granby. »

Son choix s’est avéré judicieux puisqu’il a connu une bonne saison en 2015. Dans les 29 courses auxquelles il a pris part dans la classe Pro Stock, il a réalisé d’excellents temps qui lui ont permis de mettre la main sur trois titres de recrue de l’année à Granby, St-Marcel et aux États-Unis dans la série North-East de Dirt où il est devenu le deuxième Québécois seulement, après Jocelyn Roy de Ste-Hélène en 2006, à s’approprier un tel titre.

 

D’ailleurs, les deux sont devenus de bons amis à la suite d’un accident à la cinquième course l’an passé où Pascal a démoli son véhicule. « Comme nous avons des courses toutes les semaines, Jocelyn et moi avons passé toutes les soirées de la semaine pour remonter l’auto afin qu’elle soit prête pour la course suivante. Un travail de 70 heures », mentionne le pilote de 30 ans.

 

Son adaptation pour la course automobile n’a pas été difficile à faire. « Je suis plus naturel derrière un volant qu’au guidon d’une moto, mais mon expérience acquise en motocross m’aide énormément surtout au nouveau de la vision », admet celui qui tient à souligner le soutien de Jacques Robert dans les deux premières années pour lui avoir appris à mettre ses énergies à la bonne place.

 

Pour 2016, son objectif est d’améliorer ses performances. « Même si dans l’ensemble ç’a bien été l’an passé, je veux connaître une meilleure saison cette année où je vise plusieurs tops 5 pour accumuler plus de points au classement. »

 

Par contre, il est peu probable qu’il se rende courir aux États-Unis cette année en raison d’un calendrier plus chargé de 33 courses. L’an dernier, il avait participé à six des sept courses du circuit américain dont trois d’entre elles se tenaient au Canada soit à Granby, St-Marcel et Cornwall. Il avait également participé à celles de Fonda, Albany et Syracuse dans l’état de New York. Cette année, il y en aura quatre au Canada avec l’ajout de Drummondville. 

Même si son but est de grimper les échelons, Pascal Payeur n’envisage pas de changement majeur au niveau de sa carrière pour l’instant. « La course, c’est comme une drogue. Tu veux toujours gagner. Mais présentement, je suis bien en Pro Stock et dans un avenir rapproché, je veux être champion. Après on verra », avoue celui qui affectionne plus les pistes de terre battue que les pistes asphaltées.

La prochaine saison, qui s’étend du début mai à la mi-octobre, va lui coûter la rondelette somme de 30 000 $. Heureusement, il peut toujours compter sur de généreux commanditaires pour l’aider et aussi sur les bourses qu’il remporte lors de courses.

Pascal Payeur vit une passion