MON AVENTURE EN INDE (4E PARTIE)

Par : Dany Fillion ( septembre 2017 )
À LA UNE
ÉVASION

Après avoir passé deux mois à la découverte de l'Inde, me voici à ma destination ultime, Varanasi. J'ai quand même hésité avant de m'y rendre. Je ne sais pas pourquoi… Trop de monde, trop de pauvres, de misère et de sollicitation, trop de touristes qui en reviennent dérangés, peut-être. 

 

Ce n'est pas grave. Je fonce, on verra après. Varanasi, ville sainte, est située le long du Gange. Elle est considérée comme l'une des plus vieilles villes habitées du monde, depuis plus de 3 000 ans. C'est la cité qui accueille le plus de pèlerins hindous en Inde. Elle doit son statut de ville sainte à la présence du dieu Shiva qui, selon leur croyance, multiplia la pureté de son eau, qui serait à l'origine de la vie. 

Célèbre pour ses ghats, ces marches de pierres qui permettent aux fidèles de descendre au fleuve pour s’y purifier, le Gange est censé les laver de tous leurs péchés. C'est aussi sur ces ghats que l'on pratique les crémations. Une centaine d'Indiens sont brulés chaque jour a Varanasi.

J'arrive en soirée, dans un embouteillage monstre. C'est probablement toujours comme cela. C'est plein de tuk-tuks, vélos, motos,  charrettes, autos, camions qui se mêlent a la foule. C’est sans  oublier les chiens et les vaches qui s'entrecroisent sans aucun bon sens au son des interminables klaxons. Un mélange de poussière et de gaz carbonique harmonise le tout. Comme accueil, je ne peux demander mieux. Le dépaysement est total et ça fait seulement une demi-heure que je suis arrivé.

Mon chauffeur de taxi réussit tant bien que mal à rejoindre mon hôtel ou plutôt la ruelle qui y mène. Des gens m'attendent pour prendre mes valises et les portent sur leurs têtes. Il est impossible de les rouler tant le pavé est abîmé. Je m'aventure alors dans un labyrinthe de sombres racoins remplis de déchets de toutes sortes qui font le régal des cochons et leurs petits. Je dois me méfier des puissantes motos qui zigzaguent pour m'éviter et contourner les bovins presque aussi larges que la ruelle.

Une pluie se met à tomber et le sol est rapidement recouvert d'une bouse liquide dans laquelle je patauge. C'est tellement glissant que c'est dangereux. Il ne faudrait pas que je tombe là-dedans. Ai-je besoin de vous parler de l'odeur ? Quelques rats sur mon chemin me souhaitent aussi la bienvenue. Et pour terminer, je mets le pied sur la queue d'un chien qui dort dans la rue… Désolé, pitou !

Enfin arrivé à mon hôtel, il est trop tard pour aller explorer les rives du Gange. Il paraît que c'est très dangereux de s'y aventurer le soir me mentionne l’homme à la réception. Je respecte sa recommandation, prends une bouchée et dodo. Que j'ai hâte à demain. Pincez-moi quelqu'un !  Je suis à Varanasi.

 

à suivre...

 

Mon aventure en Inde (4e partie)