MAGARTISTE AVEC ALEXANDRE BARRETTE

Par : Pierre Nadeau ( Septembre 2016 )
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ÉVASION

Alexandre Barrette présentera son deuxième one-man-show intitulé Imparfait à la salle Dussault le 1er octobre prochain. Celui-ci a bien voulu répondre aux questions de MAG2000.

Pourquoi avoir intitulé votre spectacle Imparfait ?

Quand j’écris un spectacle, le titre, c’est la dernière étape. C’est un spectacle où il y a beaucoup d’autodérision. J’utilise des situations de ma vie comme les échecs et les failles de celle-ci. Quand j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup d’autodérision, j’ai appelé le spectacle Imparfait.

Qu’est-ce que vous nous proposez dans ce spectacle ?

Je parle beaucoup de mes défauts parce que j’en ai plusieurs, mais ce n’est pas une thérapie. C’est un spectacle qui reste léger. J’ai des qualités, mais je trouvais que ce n’était pas drôle d’en parler. Mon but premier c’est de faire rire. Quand j’ai rodé le spectacle, j’ai gardé les numéros qui faisaient le plus rire. 

En quoi Imparfait est différent du premier one-man show Alexandre Barrette… et personne d’autre ?

Selon moi, mon deuxième spectacle est meilleur et je m’étais mis cette pression-là. J’ai travaillé avec une rigueur incroyable parce que je voulais éviter à tout prix le commentaire potentiel que le premier avait été le meilleur. À ce jour, la critique et les applaudissements lors du spectacle me témoignent que c’est le cas. En quoi est-il différent, c’est la même forme. C’est du stand-up comique, des anecdotes. Par contre je pense qu’il est plus drôle et mieux écrit. 

Qu’est-ce qui vous a attiré vers l’humour ?

C’est en voyant un spectacle de Patrick Huard au Capitole de Québec. Ça sortait de nulle part parce que je n’avais jamais fait d’humour de ma vie. J’ai fait le programme sport-études en tennis et je m’enlignais pour aller étudier dans une université américaine et jouer au tennis. Ç'a été un coup de foudre complet. Le lendemain, j’ai appelé à l’École nationale de l’humour pour obtenir des informations. Un mois après, j’ai passé l’audition et un mois et demi plus tard, j’étais accepté.

Si vous nous parliez du plus beau moment de votre carrière ?

Je fais de la télévision et j’adore ça, mais mon premier rêve, ç'a toujours été la scène. J’ai terminé l’École nationale de l’humour en 2002 et j’ai présenté mon premier spectacle en 2012. Donc c’est la sortie du premier spectacle, autant au théâtre St-Denis à Montréal que chez moi à Québec à la salle Albert-Rousseau. Un spectacle que j’ai présenté 200 fois et vendu 100 000 billets, c’est ça le plus gros accomplissement. Pour Imparfait, il n’y avait plus l’excitation de mon premier, mais j’en suis plus fier et je pense que ça s’enligne pour détrôner le premier.

On vous voit régulièrement à la télé. Est-ce un créneau que désirez continuer d’exploiter ?

On vient de tourner la huitième saison de Taxi payant. C’est un concept plaisant. S’il y a des projets de télévision qui m’allument comme celui-là, je ne pourrai pas dire non à ça, mais c’est avant tout la scène qui me procure plus de valorisation.

 

MAGARTISTE AVEC ALEXANDRE BARRETTE