ENTRE LE SEL ET LE POIVRE

Par : Éloise Couture et Maude Vachon, Les barbières ( octobre 2017 )
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Vieillir, changer de dizaine, penser à sa retraite ... Ce sont toutes des choses inévitables de la vie. Le temps fait son oeuvre, peu importe votre statut social, la grosseur de votre portefeuille, votre état matrimonial ou la couleur de votre peau. Les rhumatismes sont de plus en plus présents, la santé oscille et les cheveux sont aux premières loges de tous ces changements. Ce sont eux qui vous diront la vérité toute crue. Voici en rafale quelques conseils à suivre !

Les tempes blanchissent, l’horreur. Soit on l’accepte, soit on court chez le coiffeur pour camoufler le temps qui a passé. Pour ceux qui choisiront la deuxième option, sachez qu’un cheveu blanc est beaucoup plus résistant à la coloration ; vous devez donc appliquer votre teinture sur ces sections en premier. Une coloration de pharmacie est plutôt efficace, mais pour un oeil averti, le résultat est assez désagréable. Une base miel-doré n’est jamais très naturelle. Parlez-en à votre barbier !

La toison épaisse de monsieur commence à se clairsemer. On commence à voir le balcon se dégarnir, la pilosité semble s’exiler en masse vers les arcades sourcilières, les cavités auditives et tous les autres endroits où l’on n’en veut pas. L’effet du rasage activera la pousse et renforcera le poil. Une épilation des sourcils et des oreilles peut être douloureuse, mais les résultats en seront plus que prolongés. Un rendez-vous chez l’esthéticienne s’imposera alors. Dépassons le mythe de l’esthéticienne pour « madame ». Vous y avez droit aussi.

Les cheveux du dessus se comptent par dizaine ? Oubliez la grande mèche qui vole au vent, elle vous vieillira davantage. Une coupe adaptée à votre nouvelle situation s’impose. Une discussion avec un professionnel de la coiffure peut vous emmener vers des produits qui peuvent épaissir et donner un regain de jeunesse à votre tignasse.

L’église de Sainte-Anne-de-Beaupré est inondée de béquilles, de cannes de marchettes et d’appareils auditifs. Y avez-vous déjà vu des perruques ? Le département des miracles n’a rien à faire avec vos cheveux. Si cela vous tente, priez Saint-Jude, le patron des causes perdues et désespérées.

L’acceptation. C’est le début de toute chose. Ensuite, allez voir votre barbier.

 

Entre le sel et le poivre